"...Et puis, il y a le
souvenir des jeux, où je retrouve toute mon activité, m'y donnant à corps
perdu.J'aime le jeu de barres si plein de règles qu'on s'y querelle souvent.
Mais, être prisonnier et avoir le cœur bondissant d'attendre sa
délivrance... que d'émois! J'aime le tournoi où mon état de fille et ma
légèreté me désignent pour monter sur les épaules des garçons... et... hardi
!... en guise de coups de lance, pour frapper l'adversaire, nous faisons
tournoyer au-dessus de nos têtes nos cache-nez en jersey..."
Alexandra YTHIER
Le
village sans clocher - Edité par l'auteur en 1987
"...Enfin, nous arrivons à mon nouveau domaine qui
semble s'ouvrir directement sur les champs. Pour arriver à la maison il
faut suivre une petite allée qui s'infléchit gracieusement entre un
énorme noyer et un joli petit bois. Au bout, dans le soleil, s'allonge
une façade blanche trouée d'une énorme vinée..."
Alexandra YTHIER
Le
village sans clocher - Edité par l'auteur en 1987
"...La guerre finie, la vie a repris peu à peu, comme
avant, car il faut bien se dire que jusqu'en 1940, la vie rurale n'a pas
changé. Ce ne sont pas les commodités apportées par l'emploi de la faucheuse
ou de la batteuse qui ont modifié grand chose. Le travail restait dur ..."
"...La rivière! Nous apprenions à l'école qu'elle
nous venait du Morvan, mais pour nous elle commençait seulement au
barrage de Bassou et finissait au Pylône, bien avant l'écluse de la
Gravière à Charmoy. Cet univers aquatique si apprécié ne représentait
donc qu'un demi-bief dans la réalité, mais pour nous tous c'était tout
un monde..."
Jean-Guy BEGUE - L’autre temps – regards d’un enfant sur son village de l’Yonne dans las
années 50 -
Edité en 2004
"...Au XIX ème siècle, dans chaque famille de cultivateurs, l'avenir des
jeunes se posait dès la sortie de l'école. L'aîné, en principe,
prendrait la succession du père mais il n'existait que de très rares
débouchés pour les frères plus jeunes.Dans les familles nombreuses, les
enfants à partir de leur dixième année ne fréquentaient l'école qu'en
hiver..."
Robert Breuiller
La vie en Forterre au XIXème siècle
Edité par les amis de Moutiers en 2002
"...Je commençais
mon apprentissage chez Monsieur PREAU, le maréchal-ferrant. Son atelier
se trouvait à l'entrée de la Cour-Barrée, à la pointe de la rue. Il
disposait également d'un grand bâtiment, d'un hangar métallique et d'un
champ où étaient entreposés les matériaux.Il avait quatre ouvriers et
moi comme apprenti. A l'époque, c'était beaucoup..."
"...tout l'esprit, toute la beauté graphique de la
salle de classe se trouve dans les hauteurs, en compagnie du rêve et de
l'idéal : les tableaux pédagogiques. D'abord l'évasion avec les cartes
Vidal-Lablache, qui, à la fin du siècle, commencent à être exactes et
complètes. Les vedettes sont celles de la France : les jeunes
départements avec leur ribambelle de chefs-lieux qui sonnent comme des
comptines, les montagnes jaunes et brunes..."
Jean-Claude
TSAVDARIS – Autrefois l’école en Puisaye
Ces Gens de Puisaye – Edité en 2004