|
|
Cette légende nous vient de la
Côte d’Or, département voisin de l’Yonne, qui peut s’enorgueillir de posséder
en même temps la capitale de la Bourgogne, et quelques Grands Crus parmi les
plus réputés de France. Située à quelques 40 km de
Dijon et à 180 Km de la capitale icaunaise, la ville d’Auxonne est arrosée
par la Saône. C’est en 1788, à l’age de
19 ans, qu’un certain Bonaparte, y rejoignit sa garnison. La légende raconte,
que cette petite ville lui parut d’abord bien agréable avec ses petites rues
et ses quais qui le dépaysaient de sa Corse natale. Puis au fils des saisons le
charme s’évanouit et, rapidement, l’espace vint à manquer au futur
conquérant. C’est alors qu’au hasard
d’une démarche qui lui avait été confiée en guise de corvée, il dut se
rendre chez un marchand de bois, commerçant important de la ville, afin de régler
une commande. Son attention fut attirée par
une jeune fille, qui dans un coin du bureau, tenait les écritures … de sorte
qu’il multiplia les courses chez le commerçant et fini par obtenir un
rendez-vous avec celle qui n’était autre que la fille du marchand de bois. Le
temps fit le reste et cette passade se transforma peu à peu en une liaison,
certes secrète, mais néanmoins sérieuse; de sorte que les deux jeunes gens se
décidèrent un jour à se présenter devant le père de la jeune fille pour lui
faire part de leur intention de se marier. Le commerçant entra dans une
colère noire : il somma sa fille de gagner sa chambre et, traitant
Bonaparte de « petit lieutenant sans envergure » et de coureur de
dot, il le flanqua dehors, mettant ainsi fin à cette idylle naissante. De retour à la caserne,
Bonaparte demanda sa mutation, qu’il obtint rapidement puisqu’en
juin 1791, il fut affecté à Valence. La question restera donc entière ! Bonaparte aurait-il fait un bon marchand de bois ? Claude RICHARD
|
|
Envoyez un courrier électronique à
Claude RICHARD pour toute question ou
remarque concernant ce site Web.
|